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18.02.2008

Nouri Koufi, le jasmin, et Mouima

Publié pour la première fois le 4 février 2007, ce texte inaugura le chapitre de ma nostalgie d'un espace arabo-andalou qui m'est cher. Un monde qui coule dans mes veines, autant que le sang de cette grand-mère adoptive, que je trouvais si difforme à l'époque et qui est aujourd'hui ce que seule une princesse peut être. Une princesse de cette ville merveilleuse qu'est Tlemcen.

Un peu plus d'une année est passée, et j'ai désiré remettre en une cette note, parce que c'est la plus visitée de ce blog, jusqu'à aujourd'hui encore ; parce que j'ai eu de nombreux et agréables témoignages par mail ;  parce que j'aime ma Mouima et Nouri Koufi plus que jamais alors que d'anciennes douleurs viennent de se réveiller ; parce que je pense à des proches qui peuvent compter sur moi et à qui je donnerai tout ce que ma Mouima m'a laissé en héritage et qui se contient dans mon prénom.

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A chaque fois que j'entends Nouri Koufi, je chantonne en essayant de suivre le rythme, avec toujours des trémolos dans la voix. Le coeur n'est plus à sa place. Il a remonté jusqu'à la pomme d'Adam. Forcément, la gorge se serre et la respiration devient difficile. On va dire que  si les larmes veulent couler des yeux, c'est parce que je m'étouffe. Je les retiens.

La question n'est pas de savoir si j'aime ou je n'aime pas Nouri Koufi... C'est juste la voix de l'insouciance de mon enfance à Tlemcen. C'est une musique qui sent fort et bon le jasmin planté dans des pots de terre cuite, posés sur les dalles blanches et noires du patio, devant les murs jaunes pâles ouvert sur un ciel d'un bleu toujours provocant. C'est la maison de ma grand-mère, ma regrettée Mouima. Celle qui n'a jamais eu d'enfants et qui a élevé une de ses nièces, ma mère, comme sa propre fille. Que tu me manques Mouima, mère de ma mère. 

Tu me donnais tous les jours deux dinars que je te réclamais comme un enfant pourri gâté. Moi qui te raillais toujours, moi qui te trouvais vieille et désagréable avec ta mâchoire sans dents.

A dix heures, tous les enfants sortaient dans la rue pour dépenser comme moi ce dinar, lorsque le vendeur avec sa brouette aménagée criait comme un sourd : CARENTICA - CARENTICA. Il nous servait ces quiches aux pois-chiches dans du pain, avec une pointe de harissa liquide. Et on mangeait ça comme des damnés dans ce quartier qui sentait la rose et la menthe âpre. Tout tourbillonnait dehors, dans ma tête. Et les odeurs, et les murs crépis rouges, marrons, verts, oranges, roses, et les rires aigus, et les courses effrénées. Je dépensais le second dinar que je t'arrachais des mains pour m'acheter une crème italienne au citron, le fameux crepone qui se vendait tout en bas de la rue, devant cette grande route que tu craignais.

Et puis les grands repas sur la maida, la table basse. Ma mère coupait le paind rond qu'elle faisait le matin et qu'on trempait tous avec les doigts dans un plat de ragoût unique que l'on partageait solidairement. Je me régalais des effluves de cumin, de coriandre et de persil. Pas de verres non plus, seulement un pot à eau que l'on se passait avec respect, comme si justement l'on passait un pacte. Ces tablées étaient sacrées.

Nouri Koufi, c'est aussi les heures où l'on me forçait à faire la sieste à l'étage, ce que je détestais. J'en profitais, une fois tout le monde endormi, pour jouer avec ton antique machine à coudre, ma mouima. Les pieds posés sur cette sorte de plateau en fer joliment forgé, qui basculait d'avant en arrière... En fin d'après-midi, je jouais dehors au ballon, à cache-cache, au mariage. On désignait une épouse et un époux. Tous les garçons prenaient un bout de carton décoré de fleurs en guise de volant pour préparer un cortège. On partait loin en courant dans l'Antique Tlemcen, au moins jusqu'à la grande mosquée, en imitant les klaxons des voitures, tous en ligne. Les filles, elles, préparaient la mariée avec quelques bouts de tissus multicolores, et des crayons de maquillage.

Enfant, l'appel à la prière me faisait peur. Qui pouvait crier aussi fort dans toute la ville, si ce n'est le roul, un ogre des contes pour enfants. De peur, je courrais vers ma mère, mais celle-ci me repoussait exprès pour que je me jette sur toi. Tu en profitais pour me serrer dans tes bras, et m'embrassais comme si c'était la dernière fois que tu le faisais. Sur la joue, les yeux, le cou, les lèvres... Tu me mordais les pommettes avec ta bouche sans dents, dans ce moment si sacré de l'Adan.

Alors ensuite, toi qui était handicapée, plutôt que de t'ablutionner avec de l'eau, tu te purifiais avec tes trois douces pierres qui se trouvaient toujours sous ton coussin. Et tu priais.

Ma Mouima. Ô tendre enfance. Qui pleure sur ta tombe aujourd'hui ? Je ne sais pas où elle est. Ce n'est pas dans l'habitude des musulmans d'aller visiter les morts, ce serait les embêter. Ainsi est la tradition. Mais c'est pas grave. Je te trouverai. Je le promets. Tout en chantant Nouri Koufi, je noierai ta tombe de ces larmes que je retiens doulourousement depuis si longtemps. A force, j'y ferai repousser le jasmin.

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Aïn

Commentaires

c'est très émouvant
merci por cette chanson

Ecrit par : bernard | 04.02.2007

merci pour ce texte, n'y passe pas que ta Mouima mais l'Algerie et l'enfance et c'est bon et beau - par contre la vidéo chez moi ne marche pas

Ecrit par : brigetoun | 04.02.2007

Ah ces moments magiques de l'enfant qui semblent perdus à jamais une fois qu'on a rejoint le monde des "grands".
Mon paysage fut bien différent mais la même douceur et le même amour (maternel) rallument des étoiles dans mes yeux chaque fois que j'y repense. Le mateua blanc d'une neige immaculée et scintillante, les grands sapins majestueux, les corbeaux qui coassent, la neige qui crque sous mes pas et le bonheur de rentrer se réchauffer au contact d'un bon bol de chocolat.
Algérie, Allemagne, notre enfance a la même douceur.

Ecrit par : Michoko | 05.02.2007

ça y est j'ai entendu, aimé et eu un peu honte même si je ny pouvais rien parce que mon bout d'enfance algérienne est sans souvenir musical et sinon ce serait vraisemblablement du jazz et de la musiqye classique occidentale

Ecrit par : brigetoun | 06.02.2007

Tu l'as bien compris Brigetoun, il n'y a pas de videéo, seulement cette belle chanson de Nouri Koufi. D'autres viendront encore sur ce blog.
C'est evidemment les moments perdus de l'enfance ma chère Michoko, tu as raison, mais c'est aussi ce qui appartient tellement à l'Algérie et qu'on ne peut pas retrouver en France. C'est exactement ce souffle qui court dans l'air algérien, ce sirocco de gaité et d'insousiance collective que même la sombre époque n'a réussi à ternir.
Merci à vous deux ainsi qu'à Bernard d'avoir pris le temps de lire ce texte.

PS : Pour Michoko...
Le jasmin ça se partage. Tu comprendras comment.

Ecrit par : Aïn | 08.02.2007

Bien sûr les parfums, les sons sont différents partout.
C'est ce qui est merveilleux.
La grande Barbara chantait :
"N'importe quel pays, pourvu que tu y sois, c'est toujours mon pays".
Il en est de même de nos premières années.
Quelle que soit la terre qui a porté nos premiers pas, elle restera notre plus beau souvenir.

Ecrit par : Michoko | 11.02.2007

merci pour cette chanson de Koufi Nouri, évoquant comme un souffle de sirocco bienfaisant nos souvenirs d'enfance algérienne.
moment de bonheur partagé à Strasbourg
par Oum Hakim....

Ecrit par : Oum | 12.02.2007

Tant mieux si ce bonheur est partagé avec une personne qui est aussi loin d'Avignon, et encore plus d'Algérie.
C'est là magie d'internet Oum Hakim.

Ecrit par : Aïn | 19.02.2007

Les liens de cœur sont souvent plus forts que les liens de sang.
Je ne savais pas que Nori avait chanté cette chanson, un bel héritage de notre patrimoine musicale, je t'invite à écouter la version des orientales...Divin.

"Ya rabi toub aliya wa baâd âni al ghayam..." Merci pour le partage.

Ecrit par : Samia. | 20.05.2007

Je me suis arrêtée sur ce texte, ai écouté cette jolie chanson.
Cet hommage à tes racines et ton aieule est poignant...
Tes mots prennent la forme de jolies images qui nous font voyager vers cette terre si chère à ton coeur.
Merci.

Ecrit par : Ch@rlotte | 08.07.2007

Ravi que le texte et la musique t'ais plu.
Et je te remercie à mon tour d'avoir fait l'effort d'écouter et lire.
A plus la belle.

Ecrit par : Aïn | 09.07.2007

je cherchais des chansons de Nouri Koufi et je tombe sur votre post. et maintenant c'est moi qui suis toute émue en lisant vos souvenirs.
C'est beau de reveiller autant d'emotions juste en écrivant.
Pour moi c'est Blida le jasmin qui embaume, les journées de chaleur accablante, les marchands de pois chiche au cumin.
les bords de mer avec le créponé (glace au citron).
Tlemcen et la musique Arabo-andalouse! C'est de la nostalgie mais pas triste!!!!
Et ma grand mère refuge suprême ! comme elle me manque aussi ! et comme je regrette mon impertinence avec elle alors que je l'aime de tout mon coeur et que j'y pense si souvent.
Merci de m'avoir passé du baume sur mon âme.

Ecrit par : Lililou | 12.10.2007

Comme je suis heureux que ce texte, aussi mal écrit soit-il, puisse toucher autant de personnes dans une nostalgie que nous avons commune. Pas seulement celle de l'enfance perdue avec l'image "grand-maternelle", mais bien celle d'une Algérie, non fantasmée, que l'on peut retrouver encore avec, vous avez raison Lililou, le créponé, le carentica, la musique arabo-andalouse, le jasmin... Tout cela existe encore, dans la plus grande des simplicités. Certes les aïeux ne sont plus là, cependant nous sommes encore sur Terre, entourés de la famille, des amis, et de cette culture encore pregnante dans les rues des villes d'Algérie.
Je tiens donc à vous remercier, Lillilou pour votre chaleureux commentaire, et les autres aussi qui m'ont envoyé des mails émouvants au sujet de cette note.
Merci !

Ecrit par : Aïn | 14.10.2007

merci pour cette chanson de nouri que je ne connaisais pas , car vous savez moi aussi quand j'ecoute nouri et meme si je comprends pas les paroles , j'ai le coeur qui me serre car nouri me rapelle trop de souve,nir de ma jeunesse passee a oujda ou j'ai vecu quelques temps et ou j'ai appris a aimer le maroc , et chaque soir c'est nouri koufi qui bercais nos soiree a la maison en famille , merci vraiment merci

Ecrit par : jean luc | 21.10.2007

Bravo, j'ai découvert Nouri Koufi, grâce à ce texte mi en lien sur un autre blog...Ton texte m'aide beaucoup à comprendre les paroles...

Bonne continuation.

J'ai essayé de rédiger une petite fiche sur lui sur Wiki Musique

http://www.wikimusique.net/index.php/Nouri_Koufi

Ecrit par : Mario Scolas | 22.10.2007

Merci Jean-Luc pour ce message sympathique. C'est bien ce que j'essaie d'expliquer dans mon commentaire précédant le votre, ce souvenir d'une époque que nous avons en commun et entièrement cristallisé par les fameuses chansons de Nouri Koufi. Vous devriez retourner à Oujda si ce n'est déjà fait, c'est toujours une très belle ville, et si proche de Tlemcen avec ça.

Bonne idée Mario Scolas pour la fiche sur wikimusique. D'ici peu, j'écrirai un nouveau texte illustré d'une chanson typique de Tlemcen et d'une certaine époque. Soyez vigilant. Ce sera un autre chanteur.
Juste pour savoir, quel est le blog qui vous à fait connaître mon texte ?

Ecrit par : Aïn | 22.10.2007

J'attends vraiment ta petite chronique musicale...Aïn...

Tu risques encore de me surprendre...

J'ai répondu me semble t-il hier pour dire qu'il s'agissait de
http://gay-maroc-musul.skyrock.com/

Mais le principal est d'avoir trouvé la source et ton blog....Ma tête n'arrête pas de tourner avec cette musique qui est vraiment très belle...que je vais filer à la Fnac me procurer tous les albums de Nouri Koufi. (Je pense que ce genre de musique doit s'acheter...si on veut encourager cet artiste).
Pour la fiche de Wiki Musique, on peut évidemment la compléter, je l'ai posté sur d'autre sites aussi.

J'aimerai me procurer la discographie complète aussi...

Ecrit par : Mario Scolas | 23.10.2007

merci de ta visite sur mon blog et encore merci de cette musique de nouri vraiment c'est un grand plaisir pour moi a bientot ch'allah , et a ma prochaine visite au maroc je retournerai a oujda c'est une promesse car il est vrai que trop de annees sont passees sans y faire une visite , pourquoi ? bin les aleas de la vie qui parfois prends des tournants autres que l'on voudrais ,a bientot mon ami et encore merci , jean luc

Ecrit par : jeanluc | 23.10.2007

Merci à vous les gars !

Ecrit par : Aïn | 24.10.2007

nouveau texte illustré d'une chanson typique de Tlemcen me dis-tu Aïn ?

J'ai fait une trouvaille...avec Cheikh Hadj Larbi Ben Sari...et son fils...Redouan qui nous a quitté...il n'y a pas si longtemps que cela...

J'ai bien avancé sur mes articles...Mais méritent d'être remis en concordance avec d'autres sources...

Ecrit par : Mario Scolas | 27.12.2007

Oui, bien sûr Mario, je connais très bien. J'ai les cassettes audios de ma mère ! Je l'ai aussi en version MP3, mais sur un PC qui a planté. J'attends de récupérer les chansons pour attendre des textes qui sont près.
Il y a un autre grand tlemcenien qui chante ma version préférée de Sidi Boumedienne, un autre titre bloqué sur ce satané PC. C'est Brahim Hadj Kacem, un grand monsieur dont on parle beaucoup moins, même en Algérie, que Nouri Koufi.

Ecrit par : Aïn | 29.12.2007

Elle ne fera pas repousser le jasmin, mais une larme...

Ecrit par : M. | 19.02.2008

Mauvaise nouvelle qui m'est tombée ce Week-end par mail par un de ses amis proche Sami El Maghribi est décédé. Il aura marqué toute une époque.

Bonne semaine !

Mario

Ecrit par : Mario Scolas | 10.03.2008

Cela fait plusieurs fois que je relis ce texte, pour le plaisir tout simplement, la justesse pudique des mots, l'émotion non feinte qui transparaît. Et puis, ce sont des moments de vie simples, auxquels on ne fait pas attention dans le quotidien mais qui vous reviennent en pleine face quand la nostalgie des années passées nous envahit et que, en se retournant en arrière il manque des êtres chers, très chers. Moi aussi vois tu, ta Mouima je l' aime aussi dans le portrait que tu en as fait. Continue de la faire vivre, ainsi elle sera toujours présente.
Et puis, ton histoire est intéressante, c'est une information sur les moeurs pratiquées en algérie. Au fond, les enfances ici ou ailleurs sont les mêmes, ce qui change c'est ce que l'on met sur les tartines, la musique que l'on écoute et le parler. Mais dans les yeux de chacun brûle la même petite flamme. Espoir pour une vie toujours meilleure, amour désintéressé que l'on désire partager et la santé. pourquoi certains hommes changent en devenant adultes ? Pourquoi c'est si compliqué de vivre en bon intelligence ? Là c'est un autre problème et ce beau texte ne se prête pas à polémiquer.

Belle leçon d'humanité ton texte !

Ecrit par : Mère mi | 05.04.2008

C'est vraiment trop de compliment. Je sais plus où me mettre. Je suis surtout bien heureux que ce texte vous plaise.
Il est vrai que j'ai fait en partie ce texte et les autres pour cette raison même que vous signalez, une chose à vrai dire très bête : "une information sur les moeurs pratiquées en Algérie".
Une façon pour moi de faire avancer le schmilblick (pas sûr de l'orthographe), de montrer que la vie dans ce pays qui a connu des heures de noirs à cause de l'islamisme est identique à toutes les autres. Et je serais iranien, pakistanais, turc, égyptien, je pense que j'aurais à coeur, vu le battage médiatique et cette idée de tout mettre dans le même sac, de faire pareil. Raconter juste ces moments qui prouvent que nous sommes juste des humains.

Ecrit par : Aïn | 07.04.2008

Je n'ai vraiment aucun doute là dessus. Les religions ont apporté de tous temps des désordres. Ce n'est hélas pas fini. Mais je me garderai bien de juger les algériens par rapport à l'Islam tout simplement parce que je suis inculte en la matière et en plus ce serait trop facile. Les médias font assez de mal comme cela.
Continue à parler de ton pays et à le défendre, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Votre culture mérite d'être connue et propagée par des garçons comme toi, fiers de leur origine.
Je ne connais pas l'Algérie, pas encore, mais la Tunisie où mon mari est allé pour son travail et où je l'ai accompagnée pour le farniente. Mon oncle a été en Algérie à Oujda (service militaire) et mon père au Maroc à Méknès pour la même raison. Il voulait y retourner pour y vivre mais cela ne s'est pas fait.
J'ai beaucoup voyagé et habité ailleurs qu'en France et je suis peut être de ce fait moins obtue que certains. Et puis ayant habité Paris avec des enfants ados, j'ai reçu à la maison leurs copains (ines) rebeu comme ils disent. Je peux te dire que ça ouvre l'esprit. Voilà en fait ton texte est bien venu puisque il a l'impact que tu en attendais.

Ecrit par : Mère mi | 07.04.2008

Salut l'enfant gaté de sa Mouima...Ainsi donc tu as délapidé toutes les maigres économies de ta gentille grand'mère en Karane Titah?...Ingrat va! je suis sur que tu n'avais même pas pensé lui en rapporter un peu avec du Kamoune et tout et tout..Elle est zouina ta mouina: In'Challah!.. dans les vertes prairies du paradis ,elle te chantera tes chants de l'enfance qui berceront bien longtemps encore et encore tes pages...

Salut l'enfant gaté!

Ecrit par : Karane ould Titah | 15.06.2008

waouh,waouh, waouh
que de souvenirs
mon enfance bercée par la musique arabo andalouse hawzi de tlemcen ville chere à mon coeur
mon pays tu me manque...je te trompe avec mon autre pays la France mais tu restes cher à mon coeur....

pardon mais tous ces mots voulaient sortir....
tres beux textes en tout cas
Merci

Ecrit par : nerimen | 16.06.2008

Non, j'en ramenais toujours à ma mère et à ma mouima.
C'est vrai qu'elle est chebba (zouina, c'est pour les marocaines), mais comme toutes les mouimas, non ?

Bienvenue Nerimen, tu peux t'exprimer autant que tu veux sur ce blog. Sirocco est la plateforme de ceux du "ghorba wel hem".

Ecrit par : Aïn | 17.06.2008

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