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15.04.2007
Stéphane Manfredo, formateur

Stéphane Manfredo, je l’ai rencontré pour la première fois en décembre 2003. Il animait un stage d’initiation à la science-fiction et à la fantasy. C’était à Saint Laurent Du Var.
Unique jeune garçon de mon équipe de bibliothécaire, je fus désigné, comme naturellement, pour remettre d’aplomb le fonds SF qui était à l’époque complètement minable. Le peu que nous avions dans ce domaine était en grande partie des vieux formats poches aux pages jaunies aux tomaisons même pas respectées, et finissant leurs vies sur une petite étagère. Dessous, un chauffage électrique terminait d’achever ces bouquins qui trouvaient pourtant quelques lecteurs chevronnés.
Je connaissais mes classiques, mais on ne peut pas dire que j’étais un passionné de science-fiction. Il fallait donc que je me forme, histoire de dépenser correctement le budget qui était alloué à ce rayon pauvre de la bibliothèque.
Je mis six heures pour rejoindre Saint Laurent du Var par train pour me retrouver dans un hôtel dans une horrible zone commerciale dont le seul charme était qu’elle se trouvait en bord de mer.
Le lendemain matin de mon arrivée, je me rendais à mon cours organisé par le CNFPT, et animé donc par ce fameux Stéphane Manfredo. Le courant est tout de suite passé avec ce formateur. Déjà parce que nous sommes quasiment voisins. Où est le rapport ? Me demanderiez vous. Et bien, il n’y en a pas. Bon, peut-être un peu l’instinct grégaire. Bref. Passons. Ce qui m’a plu, c’est ce don qu’ont certaines personnes pour passionner. Et Stéphane m'a tout de suite passé le virus. En l’écoutant au long de ces quatre jours de formation, je n’avais qu’une envie, rattrapper mon retard. J’avais faim de Morrow, Fazi, Farmer, Aguilera, Robinson et tant d’autres.
Stéphane est donc un jeune de la quarantaine, originaire de Bretagne. Après une formation universitaire originale (un D.E.A de littérature comparée et un D.E.S.S. de communication – spécialité muséographie), il est devenu critique des Littératures de l’Imaginaire, notamment jeunesse. Il traduisit pour les Editions de l’Atalante trois romans, Silex ou le Messager (1988) et Mélodie ou la Dame enchaînée (1989) de Piers Anthony ainsi que La captive du temps perdu (1996) de Vernor Vinge. Il se consacra ensuite à la formation des bibliothécaires, enseignants et documentalistes dans les genres de la littérature populaire contemporaine. Après deux ouvrages sur la science-fiction, La science-fiction aux frontières de l’homme (2000) dans la collection Découvertes et La science-fiction (2005) dans la collection Idées reçues, ainsi qu’une vingtaine d’articles de fonds dans des revues professionnelles, il co-dirige actuellement le Dictionnaire Encyclopédique des Littératures de Science-Fiction, fantastique et Fantasy, à paraître aux éditions de l’Atalante (fin 2007 ?). Il est également le secrétaire du prix des Imaginales.
On s’est revu il y a quoi, deux semaines, pour un autre stage. La seule chose qui a changé chez lui, c’est sa queue de cheval. Sinon, il est toujours le même. Intéressant et doué pour les blagues bien lourdes.
Aïn
12:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Stéphane Manfredo, science-fiction, Littérature





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