29.07.2009

Livres tombés des mains...

2007, c'est déjà loin. Soupirs...

 

Qu’un livre me déplaise, cela arrive. Pas si souvent en fait, car je me débrouille toujours pour trouver un bouquin qui va me ravir. Mais il arrive finalement qu’un livre puisse littéralement me tomber des mains.

L’auteur se présente à moi alors que je suis à la banque de prêt de ma bibliothèque. Enchanté, d’une part parce qu’elle est charmante, d’autre part parce qu’il est toujours agréable de rencontrer un écrivain en chair et en os, je ressens finalement une gêne. Et si j’avais tort ? Et si son seul bouquin que j’avais tenté de lire était finalement bon ? - moi qui avais abandonné à la quarantième page, ennuyé au plus au point.

Et bien qu’importe. Le personnage est fort sympathique et assez volubile. Les quelques lecteurs présents en salle doivent se régaler à l’écouter parler. Je suis obligé de vaquer à mes occupations. Mais tout de même, bien avant la fermeture de la bibliothèque, je m’approche et écoute attentivement.

9460f95dcecd13d408078c851ca385eb.jpgDominique Mainard est un auteur peu médiatique (quoique) mais plutôt, me semble-t’il, reconnu dans le milieu. Pour preuve, Leur histoire obtient en 2002 le prix Fnac et le prix Alain Fournier, et Alain Corneau en 2005 adapte ce livre au cinéma avec le film Les mots bleus, dont les acteurs principaux sont Sylvie Testud et Sergi Lopez.

Mais à l’écouter parler, s’expliquer sur l’écriture longue (3 ans) de son dernier roman, Je voudrais tant que tu te souviennes, je me rends compte qu’il est logique que je n’ai pas apprécié ce livre.

La seule chose (et c'est vraiment la seule) qui m’avait frappé à la lecture de ce livre, c’est qu’elle introduisait ses phrases directes de deux manières : soit en ouvrant les guillemets, soit en commençant franchement, sans forme classique, ni guillemets, ni tirets. Je demandais donc à Dominique Mainard de m’en expliquer la raison. J’osais espérer que cela cachait une subtilité ravissante que je n’avais pas comprise et qui allait me redonner envie de lire son livre abandonné. Elle me répondit qu’elle faisait en fonction du texte, suivant comme il sonnait. Stupéfaction de ma part. Je ne dis rien, mais n’en pensais pas moins. Hélas, j’aime à ce que, dans un texte, tout soit réfléchi, chaque mot pesé. Ma sensibilité malheureusement s’arrête là.

Pour d’autre sans doute cela suffira. Mais pas pour moi. En plus d’une histoire trop légère et mièvre à mon goût, j’avais ressenti ce manque au niveau du détail, de la construction. Tant pis.

 

 

 

89f99b234d1a0fa458f05eafaa7ae02f.jpgBabylone Babies de Dantec, son troisième roman que je dois lire, m’attendait sur la table de chevet. Je le pris, le commençais et abandonnais à la trentième page. Sans doute pour mieux le reprendre plus tard. Mais le style de l’auteur, anciennement français et récemment canadien, manquait cruellement de poids face à celui d’un Damasio dans son chef d’œuvre La horde du contrevent. Je le dis, je n’ai rien lu de tel. C’est le genre de fichu bouquin qui m’empêche même de choisir un autre roman, de peur de tomber sur quelque chose de trop moyen. Alors je me rassure avec du solide, et relis finalement avec plaisir Le seigneur des anneaux, en attendant de commencer La zone du dehors, l’autre livre de Damasio, que je garde dans un coin tel un précieux trésor, gourmand et avide de grands moments. Je tiens d’ailleurs à remercier le Transhumain et Systar qui m’ont poussé à lire Damasio à force de notes sur leurs blogs respectifs.

 

Fermé la dernière page de La Horde du Contrevent et donc déçu, oui je dis bien déçu, parce qu'il faut se le dégoter le bouquin du même niveau, je décidais de me gaver de ce son qui restera MON hit de l'été 2007.

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Aïn

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