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14.05.2009

Cornell Campbell

Cornell Campbell est un chanteur jamaïcain des early days, l'époque des prémices du reggae. Au début des années 60, il commence à enregistrer au fameux Studio One de Coxsone. C'est l'ère du ska, en solo ou en duo avec Alan Martin, mais toujours accompagné du meilleur des orchestres de ce temps : les Skatalites.

5cde5e62a97b28bf53d7105cd589788f.jpgSuivant la mouvance, il se met rapidement au goût du jour avec un trio harmonique, The Uniques, et interprète des morceaux de rock steady, rythme à quatre temps jamaïcain bien plus lent que les deux temps du ska.

En 1969, Cornell devient leader de son propre groupe, The Eternals, et sera, avec Johnny Clarke, le second Lovers Rock de l'écurie Channel One de Bunny Lee.

Peu après, le rastafarisme prend possession de la musique vivante jamaïcaine, et le reggae émerge, encore plus lent que le rock steady, connaissant sont apogée au roots rock reggae, donnant la prédominance à la puissance de la basse.

Cornell Campbell devient un chanteur rasta. Son expérience de Lovers rock à voix cristalline le démarque de la production roots. A la colère de Bob Marley, à la virilité de Peter Tosh, au jeunisme de Jacob Miller, au ton méditatif de Burning Spears, Cornell oppose la douceur. Une douceur qu'il arrive à rendre, selon les sujets, soit protectrice et porteuse d'espoir, soit inquiétante et troublante. La série des Gorgon, ses plus célèbres compositions, lui donne son surnom. Ses dreads ont l'aspect de serpents terrifiants et ce n'est pas son regard qui pétrifie mais plutôt son chant qui hypnotise, trouvant dans le reggae, le rythme convenant le mieux à sa voix.

Pour les amateurs, tenez-vous au courant. Il passe souvent en France.

Aïn

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