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01.08.2007
Cornell Campbell
Cornell Campbell est un chanteur jamaïcain des early days, l'époque des prémices du reggae. Au début des années 60, il commence à enregistrer au fameux Studio One de Coxsone. C'est l'ère du ska, en solo ou en duo avec Alan Martin, mais toujours accompagné du meilleur des orchestres de ce temps : les Skatalites.
Suivant la mouvance, il se met rapidement au goût du jour avec un trio harmonique, The Uniques, et interprète des morceaux de rock steady, rythme à quatre temps jamaïcain bien plus lent que les deux temps du ska.
En 1969, Cornell devient leader de son propre groupe, The Eternals, et devient avec Johnny Clarke le second Lovers Rock de l'écurie Channel One de Bunny Lee.
Peu après, le rastafarisme prend possession de la musique vivante jamaïcaine, et le reggae émerge, encore plus lent que le rock steady, et connaissant sont apogée au roots rock reggae, donnant la prédominance à la puissance de la basse.
Cornell Campbell devient un chanteur rasta. Son expérience de Lovers rock à voix cristalline le démarque de la production roots. A la colère de Bob Marley, à la virilité de Peter Tosh, au jeunisme de Jacob Miller, au ton méditatif de Burning Spears, Cornell oppose la douceur. Une douceur qu'il arrive à rendre, selon les sujets, soit protectrice et porteuse d'espoir, soit inquiétante et troublante. La série des Gorgon, ses plus célèbres compositions, lui donne son surnom. Ses dreads ont l'aspect de serpents terrifiants et ce n'est pas son regard qui pétrifie mais plutôt son chant qui hypnotise, trouvant dans le reggae, le rythme convenant le mieux à sa voix.
Pour les amateurs, tenez-vous au courant. Il passe souvent en France.
Aïn
15:00 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Cornell Campbell, Jah Jah me no horn yah, reggae, musqiue






Commentaires
très agréable. Hypnotisant ? je dois être rétive parce que pas vraiment
Ecrit par : brigetoun | 02.08.2007
En même temps, quand je dis que Cornell Campbell est "hypnotisant", j'utilise tout de même un poncif. Le reggae se veut lui même hypnotisant, par son rythme lancinant, et ses répétitions ad libitum du refrain, en l'occurence "Jah Jah put it higher, Jah Jah me no Horn Yah". Cornell Campbell enchaîne ensuite avec ses vocalises, tout aussi envoûtant que le son émit par les flute des charmants de serpents.
Mais encore. Sur cette chanson, "Jah Jah me no Horn Yah", ce que tu dois trouver "agréable", c'est le rythme chaloupé, la voix, l'air... Ce qui est troublant, c'est le texte de ce titre, plutôt grave et mystique. L'opposition entre fond et forme, lorsqu'on comprend le texte donc, donne, je parle de ma propore expérience, soir une sensation de vertige, soit une perception consciousness, comme disent les rastas. Un grand artiste pouvait aussi bien mêler sujets préoccupants et musiques agréables : Bob Marley.
Ecrit par : Aïn | 04.08.2007
peux tu me pardonner mon retard ?
En effet je suis handicapée par la langue, mais que des choses fortes soient dites, chantées, ou montrées (pour des peintres) en douceur, j'aime bien. Simplement, peut être par un manque chez moi je peux me laisser emporter sans être troublée. Je crois que cela correspond pour chacun à l'état dans lequel on est personnellement lors de sa première rencontre avec une oeuvre.
Ecrit par : brigetoun | 13.08.2007
Aucun problème Brigetoun.
Je suis d'accord avec toi. Nous vivons les oeuvres différemment suivant nos propres états.
Les prochaines notes "reggae" à venir tourneront autour des titres de Bob Marley. Des billets explicatifs avec traduction et peut-être quelques surprises.
Ecrit par : Aïn | 15.08.2007
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