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24.10.2007
4- Vie et mort du Roots Rock Reggae : une biographie de Jacob Miller
Rappel :
1- Vie et mort du Roots Rock Reggae : une biographie de Jacob Miller
2- Vie et mort du Roots Rock Reggae : une biographie de Jacob Miller
3- Vie et mort du Roots Rock Reggae : une biographie de Jacob Miller
Quand Jacob Miller et Inner Circle créent un tube, ça a l'air si simple !
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22.10.2007
3- Vie et mort du Roots Rock Reggae : une biographie de Jacob Miller

Rappel :
1- Vie et mort du Roots Rock Reggae : une biographie de Jacob Miller
2- Vie et mort du Roots Rock Reggae : une biographie de Jacob Miller
Dans toute l'île, c'est la mode des sound systems. C'est le début des DJs. Duke Reid et Coxsone sont, à l'époque, les plus célèbres. Dans leurs camions équipés, ils animent des soirées, passent les enregistrements de leurs studios respectifs, et toastent, c'est à dire parlent, au son des dub plates, les disques vinyles où sont enregistrés les versions musicales d'un hit, souvent remixées. Voici l'ancêtre du rap.
Augustus Pablo anime avec son frère Gath un sound system nommé les Rockers Sound. Il est séduit par Love is a message et se promet d'avoir un jour dans son écurie ce Jacob Miller. En 1974, les deux hommes se rencontrent au hasard d'une soirée. Augustus tient son joyau et le persuade d'enregistrer une nouvelle version de Love is a message, sur le riddim Black Gun. Jacob accepte et le fabuleux titre Keep on knocking, produit au Dynamic studio, séduit toute l'île. Le succès dépasse toutes les espérances d'Augustus Pablo, et grâce à Jacob Miller, son sound system détrône même pour un temps celui de Coxsone. L'époque du Rockers commence avec l'avènement de ces deux hommes. Il s'agit d'un véritable séisme. Nombreux artistes s'engouffreront dans le sillon creusé par ses fondateurs. Jacob passe alors la plupart de son temps auprès de son mentor, avec à ses côtés la crème du Rockers Crew : Hugh Mundell, Delroy Williams, Jah Bull, Junior Reid et tant d'autres.

Pendant sa période creuse, Jacob Miller rencontrera le cubain Mortimer Planno. Ce dernier l'initiera à la religion et la culture rasta. Et malgré son succès naissant, il n'oubliera pas et considérera son travail et ses efforts comme autant de prières pour son Dieu, Jah Rastafari, Haile Selassie The First, The Most High, Emperor Of Judah, The King of Kings and The Lord of Lords, The Conquering Lion of the Tribe of Judah.
Pendant un an et demi, Augustus Pablo et Jacob Miller produiront six titres d'anthologie. King Tubby, ingénieur du son et inventeur du Dub et de toutes ses spécificités (réverbération, échos, phaser, saturation, simplification...) participera gratuitement à l'envolée d'un génie de dix neuf ans seulement. Combien d'artistes célèbres, les meilleurs de l'époque, participeront aux sessions du Dynamic Studio : les frères Barett, Robbie Shakespeare, Leroy Sibbles, Lloyd Adams, Reggie, Earl China Smith, Bobby Ellis, Dirty Harry, Vincent Gordon...

Un plaidoyer pour la pureté de la religion rasta sort très vite avec la chanson False Rasta (Too much commercialization of Rastafari). Il s'agit d'un autre succès, où l'on entendra enfin la voix adulte stabilisée du Rockers. Titre d'autant plus extraordinaire que Pablo invente un nouveau vocabulaire strictement réservé au Dub, assemblant les six clés mineures classiques et définissant pour la postérité le concept de Dread.
Cette époque n'est pas l'apogée de la gloire de Jacob Miller. Loin de là. Mais elle est celle qui forgera définitivement son identité musicale. Pablo n'est pas tant intéressé par la consécration que par la qualité de ce qu'il produit. L'argent et la notoriété ne le tente pas alors même que Jacob veut aller plus haut et plus loin. Ce dernier décide de faire route à part. Il voudrait reprendre Inner Circle, une bande ayant perdu ses principaux leaders partis former un nouveau groupe : Third World. A Red Hills Road, les musiciens d'Inner Circle ont concocté une audition spéciale et attendent avec impatience le prodige originaire des collines de Mandeville. Jacob se présenta... avec neuf musiciens. Les membres d'Inner Circle rirent jaune et se lâchèrent finalement lorsqu'ils comprirent que ce n'était qu'une des nombreuses farces du Jester. Ian Lewis, le bassiste du groupe, énorme autant par le talent que par le poids, dira de l'homme : Il était sans arrêt entrain de déconner. Inner Circle adopte Jacob.
Nous somme en 1974. Le nouveau groupe connaît le succès, le plus grand de la carrière de Jacob Miller, avec son premier titre, Tenement Yard, une chanson qui raconte les problèmes des rastas dans le ghetto, et qui sera l'une des racines épaisse du roots rock reggae, celui des Original Rockers. La bonne chanson, au bon moment. La jeunesse jamaïcaine, éprise de liberté, adhère au message. Les crispations sociales sont alors fortes. Au sortir de la décolonisation, et comme de nombreux pays dans le même cas à l'époque, la Jamaïque se retrouve entre deux feux, le bloc de l'Est et celui de l'Ouest. C'est la guerre froide.
Aïn
Tenement Yard par Jacob Miller et les Inner Circle
16:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jacob Miller, reggae, musique, Augustus Pablo
20.10.2007
Palestine par Hubert Haddad

Certains de mes coreligionnaires me reprochent ma sympathie pour le peuple juif ou pour le judaïsme en tant que Tradition. Ils n'hésitent pas à me toiser lorsque je leur confie que j'exècre les manigances politiques du Hamas, du Fatah (à l'époque, celles de Yasser Arafat), du Hezbollah... tout autant que les excès des tenants d'un sionisme radical. Ils me détestent même lorsque j'oppose à leur anti-judéité les versets du Coran qui attestent la valeur des religions du Livre.
Sans doute, une grande partie de ceux qui ont lu Palestine d'Hubert Haddad doivent blâmer l'auteur pour les mêmes raisons. Il est fort possible qu’il soit accuser de cette forfaiture moderne qu’est la haine de soi, une condamnation unilatérale faite par les juifs envers l’un des leurs, pour peu que ce dernier émette un doute, soulève des questions sur le judaïsme, le sionisme, Israël (Avraham Burg, Edgar Morin, Théo Klein, Levy-Leblond, Jonathan Littell, Esther Benbassa, Rony Brauman, Etienne Balibar, Alain Badiou, Amos Ghitai…). Ainsi vont les raidissements communautaires. Impossible de soumettre à débat les composantes identitaires, les idéologies sacrés ou profanes, tant l’époque se refuse à la nuance et au respect de l’autre dans sa différence ou même, et c’est bien plus terrible, dans sa ressemblance.
Hubert Haddad, qui se définit lui-même comme juif arabe – et qu’en est-il de son identité française ? – prend donc ce risque de se retrouver marginalisé par les siens. Et comment pourrait-il en être autrement lorsque nous lisons son roman ? Cham, un jeune soldat de Tsahal, se fait kidnapper par un groupe de palestinien maladroit non affilié au Hamas ou au Fatah, puis est accueilli par une mère aveugle, veuve, et soigné par sa jeune fille, Falastin. Etrangement, cet homme dont on se demande si elles savent qu’il est israélien, ressemble fortement au frère disparu de Falastin. Voici donc que pour sa sécurité, Cham est appelé Nessim. A-il lui-même vraiment oublié qui il était, ou prend-il fait et cause pour ce peuple d’adoption ? Cham/Nessim finira, triste et fataliste, par se retrouver en Israël, une bombe prête à exploser sous le manteau.
Lorsque l’on connaît ses origines, on ne peut que rester pantois devant l’audace, le courage d’ Hubert Haddad. Etonnante aussi cette volonté de mettre en avant la douleur des peuples, tout en stigmatisant les factions politiques des deux pays et l’aliénation que cause depuis si longtemps cette opposition fratricide. Au-delà encore, donnant de la force au sujet plus que tout autre niveau de compréhension cependant déjà fort subtil, le style de l’auteur illumine le roman. Dans une écriture habitée, poésie et sens du tragique se mêlent pour évoquer des personnes, des lieues, des sentiments, provoquant je l’avoue, une émotion que je n’ai que très rarement éprouvé. Immanquablement, je pense à cette (tentative de) définition du style donnée par Bruno Gaultier : pas une qualité qui ne serait que de l’auteur, ni du texte et de rien d’autre, mais bien ce jeu, ce tissu de relations multiples entre mots du texte, corps et esprit du lecteur. (Je vous recommande d'ailleurs de lire attentivement l'excellente note du Systar, sans doute le meilleur texte que j'ai lu à propos de La Horde du Contrevent)
Oserais-je penser que Palestine serait susceptible de toucher d’autres lecteurs ? Et comment vous prouver cette universalité que je sens sous-jacente ?
Je pourrais dire que c’est à la fois LE roman de la rentrée littéraire, un livre époustouflant à ne rater sous aucun prétexte, ce qui se fait certainement de mieux en littérature française aujourd'hui... Je pourrais vous rabattre toutes ces sottises bavardes des chroniques journalistiques et vous auriez bien tort de me croire sur parole. C'est pour cela que je vais tenter, si le temps me le permet, de vous proposer une analyse linéaire, ou tout du moins une suite de notes et d'observations suivant l'ordre chronologique de ce roman, et montrer (de manière pertinente je l'espère) en quoi le roman d'Hubert Haddad est admirable plutôt que de me contenter de le proclamer.
Aïn
19:50 Publié dans lecture au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Palestine, Hubert Haddad, Littérature, style, Israel, Islam, Judaisme
17.10.2007
2- Vie et mort du Roots Rock Reggae : une biographie de Jacob Miller

L'Empereur Haile Selassie sortant de son avion, devant la foule jamaïquaine. Kingston, 1966
En 1966, l'avion emmenant l'Empereur Haile Selassie I, Négus d'Ethiopie, vers l'ïle caribéenne débarque sur le tarmac de l'aéroport de Kingston. La porte s'ouvre, et devant l'escalier amovible, un homme petit et fluet, la barbe courte, habillé d'un costume militaire beige, n'ose pas descendre. Le soleil est haut et la chaleur accablante. Devant lui, avec vigueur et folie, des milliers de jamaïquains aux cheveux hirsutes se sont rassemblés pour accueillir celui qu'ils considèrent comme le Roi des Rois et le Messie. Ils l'appellent The earth's right full ruler, le dirigeant légal de la Terre, le Dieu qui délivrera le peuple noir de ces années de malheur et vicissitude.
De peur, l'empereur retourne dans l'avion et se refuse à sortir. Un homme, Mortimer Planno, leader charismatique, celui dont on pourrait dire qu'il est le fils spirituel de Marcus Garvey et du Gong Leonard Percival Howell, monte à son tour dans l'appareil et incite Haile Selassie à rendre honneur aux jamaïquains. Finalement, le dirigeant africain s'éxécute, et traverse Kingston dans une voiture décapotable, provoquant la liesse des croyants rastas. A son retour à Addis Abeba, la capitale éthiopienne, le Négus s'entretiendra avec l'Abuna Yesehaq, un clerc : Il y a un problème en Jamaïque... Veuillez aider ces personnes. Ils comprennent mal, ils ne comprennent pas notre culture. Ils ont besoin d'une Eglise établie et vous êtes désigné pour y aller. L'Eglise éthiopienne orthodoxe s'installa alors en egypte pour convertir les rastas au christianisme Tewahedo.

Cosxone Dodd devant son magasin
Jacob, bien qu'ayant eu connaissance de cette visite royale, ne s'en soucie guère. Il préfère chanter, et en 1968, grâce à son ami Al Campbell qui le convoque au quartier de Brendford Road, son rêve va pouvoir devenir réalité. Il a alors treize ans, et il se rend chez Sir Coxsone au Jamaican Recordings & Publishing Studios, plus connu sous le nom de Studio One. Le légendaire Coxsone Dodd ayant déjà beaucoup apprécié Al Campbell, il accepte de recevoir le jeune Jacob. Séduit par sa voix, sa vitalité et sa force, il décide, au bout d'un simple essai, de lui accorder sa chance pour enregistrer deux titres. Dans le local d'enregistrement, un jeune homme au regard hagard et fou, étrange avec son long chapeau vert, tripote la table de mixage. Il s'agit de Lee Scratch Perry, le fondateur du fameux studio Black Ark. Plus tard Al Campbell confiera : C'est ainsi qu'il a fait ses premiers pas dans la musique avec Love is a message et My girl has left me qui fût la première version enregistrée sur le riddim de Nanny Goat. Beaucoup de gens croient que c'est Larry Marshall et Alvin qui ont sorti le premier Nanny Goat. C'est vraiment un point très important que je soulève ici, car cette chanson a été la première pour laquelle on a utilisé le terme reggae. [...] Ceux qui racontent qu'ils ont inventé le reggae sont des menteurs, c'est Studio One qui a crée ce style avec les deux premiers morceaux de Miller. Sans conteste !
Bunny Lee et son Sound System. Kingston, 1971

Malgrè le relatif succès du premier enregistrement de Jacob, le pourtant visionnaire Coxsone ne sortira pas le second titre, croyant peu, finalement, au jeune chanteur. C'est ainsi que l'histoire retiendra le Nanny Goat de Marshall plutôt que celui du prodige Jacob Miller.
Qu'à cela ne tienne, peu de temps après, il enregistre un titre chez le concurrent Bunny Lee, surnommé Striker pour son incroyable capacité à imposer des tubes, et producteur historique du early reggae. Le gamin de treize ans chantera What more can I do ?, écrit par les Cables. Suit une période de silence. Jacob ne reste pas inactif. Loin de là. Mais il peaufine son style et apprend la vie, creuset de son inspiration, de sa verve et de sa force scénique qui le rendra incontournable dans la musique reggae.
Aïn
10:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Reggae, musique, rastafarisme, religion, Haile Selassie, Jacob Miller, reggae
15.10.2007
1- Vie et mort du Roots Rock Reggae : une biographie de Jacob Miller
Les nuages sont lourds et le ciel vire au mauve. Le vent des océans souffle sur la multitude verte des calebassiers, bananiers sauvages, cacaoyers, campêchers et toute cette flore aux couleurs vives qui fait de ce lieu un paradis perdu.
Un éclair zèbre l'horizon menaçant et le tonnerre ne tarde pas à gronder, tremblement caverneux dont les vallons répercutent l'écho. Dans les collines luxuriantes de Mandeville, en plein coeur de la Jamaïque, se dresse un hameau de frêles cahutes en bois et tôles de fer ondulées. Le 4 mai 1955, dans une de ces petites cabanes, Joan Hashman donne naissance aux forceps à un bébé de cinq kilos, un garçon et déjà, une force de la nature. Sa mère, sa soeur et une de ses nièces prêtent mains fortes au Docteur Marshall pendant l'accouchement terrible. Joan prit son fils dans ses bras et pleura de tristesse, en même temps que la pluie frappait violemment la modeste demeure. Elle sera seule à élever son fils Jacob, le père de celui-ci, Desmond Elliott, étant parti peu de temps avant la naissance de son rejeton tenter une carrière de chanteur en Angleterre, sous le pseudonyme de Sidney Elliott. Il ne reviendra jamais dans son pays. Joan était une jeune fille frêle. Comment-a t'elle pu donner naissance à un enfant aussi fort et gras ? D'aucuns disent qu'il se serait nourri de toute la douleur de sa mère.
Jacob connaîtra l'insouciance de l'enfance dans les vallées fertiles de la Xamaica, aux côtés de ses amis nombreux. Il jouira de la richesse de ces terres, et apprendra le bénéfice que l'on peut en tirer à force de patience et de travail. Il n'était pas très grand, mais en imposait par son poids, sa puissance et son caractère de voyou. Il était déjà un meneur. Il aimait par dessus tout profiter de la vie. S'amuser, manger et surtout rire. L'école ne l'intéressait pas. De cette époque lui vient les deux surnoms qui le suivront toute sa vie : The killer, le tueur, et The jester, le plaisantin.
Malheureusement, Joan, femme seule et montrée du doigt par les autres parce que mère d'un garçon illégitime, ne pourra subvenir à l'éducation de son fils. Et comme ça se faisait souvent à l'époque, Jacob sera envoyé chez ses grands-parents, à Kingston. Il avait huit ans. Il traîne alors sa douleur d'être loin de sa mère à Rousseau Road, dans les quartiers de classes moyennes. Il fréquente avec ennui l'école Melrose et s'immerge souvent dans le monde de la cité voisine, l'une des plus pauvres de la capitale : Trenchtown.
L'année précédente, en 1962, l'île connut son indépendance. Et ce qui rassemblait par dessus tout le peuple était la musique. Jacob Miller était de ceux là. Le ska le faisait vibrer, et dès qu'il le pouvait, il écourtait ses cours pour errer dans les studios de la ville et écouter ses idoles Bob Andy, Ken Boothe, Alton Ellis...
Avec ses amis d'alors et surtout Al Campbell, il vivait de riddim, uniquement, mortifiant d'inquiétude ses grands parents. Dans les rues malfamées de Trenchtown, sa bande se rassemblait dans un gully, et avec des insruments de fortune audacieux, ils chantaient à tue-tête les morceaux fameux de l'époque.
You’re no good par Ken Boothe
L'Afrique, l'influence des Eglises, des USA et la misère s'accentuant, la Jamaïque ne vit que de musique. De partout à Kingston, des vans peinturlurés, garés au bord des routes, crachent au travers de vieux hauts-parleurs un ska sautillant. Nombreux sont les personnes qui s'arrêtent devant en plein jour pour danser.
Aïn

Alton Ellis, Ken Boothe and the Soul Vendors, Circa 1967.
12:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Reggae, musique, Jacob Miller, Jamaïque, Ken Boothe, You're no good, ska
12.10.2007
La nuit du Destin

Sourate XCVII
Le Destin
Car la nuit du Destin vaut mieux que mille mois.
Les anges et l’Esprit, en cette nuit descendent avec la permission de leur Maître, portant ses ordres sur toutes choses. (1)
Paix ineffable elle est, jusqu’au lever de l’aurore !
Les croyants s’efforcent de revivre l’expérience Mohamedienne, si bien narrée par Martin Lings dans le quinzième chapitre de son Prophète Muhammed, sa vie d’après les sources les plus anciennes, texte traduit de l'anglais par Jean-Louis Michon.
Il a crée l’homme d’un caillot de sang.
Lis ; et ton Seigneur est le Plus-Généreux
Qui a instruit l’homme au moyen du calame,
l’a instruit de ce qu’il ne savait pas. »
Figurez-vous un homme, bien avant la révélation, allant méditer dans une grotte, en l'an 610, du côté de La Mecque, explique Driss Chraïbi. J'ai rêvé que cette grotte était un utérus d'où allait sortir un prophète. J'ai rêvé d'être un instant auprès de cet homme en qui allait descendre l'esprit divin...
10:00 Publié dans lecture au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (37) | Envoyer cette note | Tags : Islam, religion, spiritualité, Ramadan, la nuit du Destin, Mohammed, Martin Lings





