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14.05.2009

Résurrection

Entre voyages, rencontres agréables, labeur diurne et nocturne, fatigues récurrentes et fainéantise 100 % provençale, ce blog a délaissé ses quelques lecteurs que je remercie d’ailleurs pour leur fidélité.
Néanmoins quelques textes sont prêts et n’attendent que mon feu vert pour être publiés. Internet étant un média de l’instantané, il me semble nécessaire de prendre mon temps.

Malheureusement, mes dernières lectures ne sont pas des plus heureuses. Après le plaisir que m’a procuré le surprenant Sunny Park, je me suis lancé dans la suite sans cesse repoussée des Dantec. Ayant lu La sirène rouge et Les racines du Mal, j’ai donc attaqué Babylon Babies. Les 300 premières pages passées, je m’accroche tant bien que mal. Rien ne me plaît. Je rame, je galère, bref, je n’adhère ni au fond, ni à la forme. Les paragraphes s’enchaînent sans même que je n’y prête attention. Peut-être ne suis-je pas dans de bonnes dispositions pour lire ce roman si louangé en son temps et aujourd’hui encore. Qu’importe, j’y reviendrais. De toutes manières, trois nouvelles de Dantec sont sorties avant Babylon Babies : Dieu porte t-il des lunettes noires, Là où tombent les anges et Quand clignote la mort électrique. Je vais tenter de me les procurer, les lire et ensuite je reviendrais sur BB.
Entre temps, je n’ai pas pu me consoler avec le dernier essai d’Albert Memmi, Portrait du décolonisé arabo-musulman et de quelques autres, paru en 2004. Quelques vérités bien placées et pourtant redondantes parce que tellement évidentes n’ont réussi à sauver les platitudes, les syllogismes et les simplifications qu’exposent l’auteur.
Ces derniers jours, il n’y eut que quelques bandes dessinées pour remonter finalement le niveau. De celles-ci, je vous en parlerais bientôt j’espère.
Enfin, j’allais oublier, je me suis plongé avec grand plaisir dans la relecture des trois Evangiles synoptiques du Nouveau Testament (Matthieu, Marc et Luc), et l’Evangile de Jean. J’aurais pu les lire avec l’œil avisé du fouineur/contempteur, celui qui s’horripile devant des phrases tel que :
- Qui n’est pas avec moi est contre moi.
- Croyez-vous que je sois venu apporter la paix en ce monde ? Non. Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le poignard ? Je suis venu diviser « le fils et le père, la fille et la mère, la bru et la belle-mère.
- Un homme qui répudie sa femme et en épouse une autre trahit sa première femme. Et une femme qui répudie son mari et épouse un autre homme commet aussi une trahison.
- Etc.…

Mais de guerre las et surtout parce que je ne suis pas dans cet état d’esprit, je ne peux me résoudre à rester dans la lecture littérale de textes qui ne sont que des symboles. Et je sais que face aux traditionnalistes forcenés, aux lefebvristes illuminés, aux partisans du prêtre médium de Charleroi existe la sagesse des Taizé, la volonté d’un protestant mystique tel que Henry Corbin, et ces amis chrétiens qui sont autour de moi et dont je tairais le nom par politesse.
f02b9750c860cd081c60560deb9bba14.jpgJ’encourage donc ceux qui le désirent à lire la Bible, nouvelle traduction, parue chez Fayard en 2001. L’aventure de cette nouvelle traduction de la Bible a réuni pour la première fois les meilleurs spécialistes des textes et des langues bibliques et des écrivains, tous reconnu pour l’originalité et l’exigence de leur création littéraire, leur approche résolument moderne de la langue française. Qu’ils soient juifs, catholiques, protestants, croyants ou athées, tous ont accepté de travailler à ce projet unique, fondamentalement différent de toutes les grandes traductions existantes. Bible d’une nouvelle génération, cette tradition renoue avec l’histoire de notre culture. Elle affirme que cette histoire n’est pas close, que la Bible a l’étonnante capacité de solliciter, provoquer, accueillir les langues et les littératures contemporaines. Cette nouvelle traduction est réalisée à partir d’un état critique exégétique et scientifique des textes qui intègrent les dernières connaissances et prend en compte la dimension proprement littéraire des textes sacrés.

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