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27.06.2008
Murderer
Cet été s'annonce riche en concert, en débauche musicale.
Je veux des nuits longues de son plein la tête, du root rock reggae, des basses qui me prennent les tripes, du duende jamaïcain. Et j'attends le monsieur en question, sur la vidéo, de pied ferme. Il m'a laissé un tel souvenir en 2003, lors du feu festival Jamaïcan Sunrise de Bagnols-sur-Cèze, en 2003...
Aïn
22:26 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : été, concert, reggae, musique, murderer, barrington levy, dance hall
21.06.2008
Valeur du sacré
Ja'far Ibn Abi Tâlib fût l'un des premiers hommes à entrer dans l'Islam. Persécutés par les Qurayshites pour leur religion, Ja'far, son épouse et d'autres musulmans s'exilèrent en Abyssinie avec la permission du Prophète. Ils se mirent sous la protection du Négus chrétien et purent goûter à la quiétude et à la sécurité.
Ja'far Ibn Tâlib tint ce discours au roi d'Abyssinie :
Nous étions une nation vivant dans l'ignorance, nous adorions les statues, mangions des bêtes mortes, commettions des abominations et mettions en pièce les liens de parenté. Nous vivions de la sorte jusqu'à ce que Dieu nous envoie un Prophète qui nous appartienne et dont nous connaissions la lignée, la sincérité, la probité et la chasteté. Il nous a appelé à adorer Dieu l'Unique et à nous débarasser des pierres et des idoles que nous adorions nous et nos parents. Il nous a ordonné d'être sincère dans nos propos, de remettre les dépôts à leurs ayants droit, de maintenir les liens de parenté, de respecter le bon voisinage, de nous abstenir de faire l'interdit et de faire couler le sang. Il nous a défendu de commettre les abominations, de prononcer les faux témoignages, de dépouiller l'orphelin de ses biens, de médire des femmes vertueuses.
Aïn
10:00 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : islam, religion, spiritualité, ja'far ibn abi talib, negus
19.06.2008
Sacoche

Une sacoche mystérieuse serait le point de convergence, le trou noir, l’aporie, le MacGuffin d’un monde finement ciselé par Bahiyyih Nakhjavani, auteur iranienne d’expression anglaise. Un monde où la sensualité d’une jeune vierge zoroastrienne côtoierait l’animisme mystique d’un voleur solitaire, la raideur feinte d'un religieux inquisiteur, l’obséquiosité d’un eunuque indien, la dévotion nihiliste d’un mystique, un espion de sa majesté déguisé en derviche, la puanteur d’un mort enfermé dans son cercueil…
En tout, neuf destinées intenses dont nous rend compte l’auteur, chaque personnage vivant pour ce seul moment où cette sacoche se révelera en plein Hejjaz, près d'un sanctuaire dédié à la mère du Prophète Mohammed. Neuf vies totalement différentes, véritable mosaïque humaine, feront l'expérience du secret.
La sacoche de Bahiyyih Nakhjavani, épopée orientale aussi étrange et ubuesque que le Codex du Sinaï, vaut surtout par son écriture aussi poétique que le Palestine d'Hubert Haddad. La solide connaissance de l'auteur en matière de religion et sa capacité à donner de l'épaisseur à sa narration nous éloigne des mièvreries de Coelho.
Le procédé est simple donc : nous accompagnons, à chaque chapitre, l'histoire d'un personnage dont le cheminement s'incurve jusqu'à sa rencontre avec cette mystérieuse sacoche. En découle une prédestination mystique toute orientale. Les passages et les visions se répondent en écho, à chaque fois d'un point de vue différent. Le bruit provenant de ce kinétoscope symbolique viole le silence du désert, de la lecture, comme un sirocco.
Aïn
22:44 Publié dans lecture au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : la sacoche, bahiyyih nakhjavani, litterature




