« Gomorra | Page d'accueil | La Présence »

24.08.2008

Un peu de ton sang

globules-030407.jpg

Une couverture effrayante, un titre terrifiant, un quatrième de couverture alléchant et un inédit aguicheur apposé au livre, il ne m'en fallait pas plus pour me donner envie de lire Un peu de ton sang. Grâce à son investigation menée de main de maître, le bon Nebal averti le lecteur sur son blog pas si miteux que ça : Un peu de ton sang et la nouvelle qui suit, Je répare tout, ne sont absolument pas inédits. Le procédé n'est certes pas très honnête de la part de l’éditeur, mais j'ai aimé Sturgeon au travers des romans Les plus qu'humains, Cristal qui songe et je n'ai pas lu ces deux textes. Même si l'auteur a surtout publié  de la science-fiction, Un peu de ton sang est un thriller psychologique, original peut-être en 1961, à sa parution, mais pas vraiment aujourd'hui. Néanmoins s'y retrouvent les thématiques chères à l'auteur, qui font la qualité de l'univers sturgeonien, à savoir cet attachement à l'humain, même dans ce qu'il a de plus monstrueux. L'originalité de ce texte réside surtout dans le format expérimental, renouvelant le genre épistolaire, le fond étant beaucoup plus banal : deux psychologues militaires tentent de cerner un certain Georges Smith, soldat au comportement étrange.

Il me faut tout de même vous avertir : la traduction d'Odette Ferry, puisque j'ai pu le vérifier dans la version originale, est très mauvaise. Emploi de faux-amis, concordance des temps biscornue comme dirait Nebal, rythmique complètement délaissée, ponctuation plus qu'aléatoire... bref, c'est pas très beau à voir.

Je répare tout est une nouvelle digne de La cinquième dimension, ce genre de feuilleton étrange que je me régalais à regarder étant enfant. Hélas, encore une fois, la traduction, de Véronique Dumont cette fois-ci, n’est pas à la hauteur. Tant pis.

Aïn

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://www.lesirocco.net/trackback/1761040

Ecrire un commentaire