14.05.2009

La Lune en plein jour

My kind of baby knows the kind of sin I'm in when there's no words
[…]
She’s the moon to me

Je t’aime.
Tu me manques.
Je t’aime.
Tu me manques.
Je t’aime.
Tu me manques.

Il est des moments où il est bien difficile de dire autre chose. Où les mots se font rare, et embellir, finalement, ne sert à rien. On peut bien rajouter quelques qualificatifs de rigueur : beaucoup, fort, tendrement, douloureusement… Seul l’essentiel compte.
Aucune routine, mais le désir de le dire, le besoin même, quitte à se retrouver seul dans la rue, et à confier au mistral un je t’aime vraiment beaucoup mon amour, et rendre ce vent provençal aussi suave et brûlant qu’un sirocco.
Et puis, certaines fois, les mots ne servent à rien, surtout quand on s’obstine à vivre, quitte à se brûler les ailes.
Aucune routine donc, mais des surprises, des miracles mêmes.

J’ai vu la lune chasser le soleil un matin, rendre mon jour sans dessus dessous. Ce n’était pas un rêve étrange, mais la réalité. Elle n’était nullement froide, mais elle dispensait chaleur et attention. Elle éclairait mon monde d’une douce lumière opaline. Si le soleil attise les convoitises, faisant briller les beautés factices jusqu’à blesser l’œil, la lune, elle, a su rendre mon désir pur. Désormais mon calendrier sera lunaire ou ne sera pas.

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