<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="/atom.xsl" ?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr">
  <title>Sirocco</title>
  <link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.lesirocco.net/atom.xml"/>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.lesirocco.net/" />
  <subtitle>Le vent du Sud - Pérégrinations physique et spirituelle d'un homme au gré du vent du sud</subtitle>
  <updated>2008-07-24T11:02:51+02:00</updated>
  <rights>All Rights Reserved blogSpirit</rights>
  <generator uri="http://www.hautetfort.com/admin/" version="5.0">HautetFort.com</generator>
  <id>http://www.lesirocco.net/</id>
      <entry>
      <author>
        <name>Aïn</name>
        <uri>http://www.lesirocco.net/about.html</uri>
      </author>
      <title>Pages de Sirocco, le retour</title>
      <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.lesirocco.net/archive/2008/07/09/pages-de-sirocco-le-retour.html" />
            <id>tag:www.lesirocco.net,2008-07-09:1698160</id>
      <updated>+01:00</updated>
      <published>2008-07-09T14:25:00+02:00</published>
                            <category term="pages de sirocco" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
                    <category term="bibliothèque" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
              <summary>      J'avais bien raison :  ne pas faire de fausses promesses . A peine...</summary>
      <content type="html" xml:base="http://www.lesirocco.net/">
           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1115437&quot; src=&quot;http://www.lesirocco.net/media/01/00/627596036.JPG&quot; alt=&quot;pagesdesirocco.JPG&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1115437&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;J'avais bien raison : &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lesirocco.net/archive/2007/11/10/dis-moi-ce-que-tu-lis-et-je-te-dirais-qui-tu-es.html&quot;&gt;ne pas faire de fausses promesses&lt;/a&gt;. A peine entamé, Pages de Sirocco, la bibliothèque du vent du Sud, a cessé d'être alimenté. Manque de temps, de motivation et pas bien persuadé par l'outil que j'avais à ma disposition pour mettre en avant ce catalogue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne suis pas téméraire, mais je suis obstiné. Pages de Sirocco reviens, cette fois sur la plateforme Blogger. Et comme je suis imbu de ma personne et que j'ai des rêves de grandeur, la bibliothèque se transforme en médiathèque.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On verra bien si ça fonctionne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rendez-vous donc sur : &lt;a href=&quot;http://pagesdesirocco.blogspot.com/&quot;&gt;http://pagesdesirocco.blogspot.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;u&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Aïn&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt; 
      </content>
    </entry>
      <entry>
      <author>
        <name>Aïn</name>
        <uri>http://www.lesirocco.net/about.html</uri>
      </author>
      <title>Le Festival d'Avignon, ce Mal...</title>
      <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.lesirocco.net/archive/2008/07/07/le-festival-d-avignon-ce-mal.html" />
            <id>tag:www.lesirocco.net,2008-07-07:1695789</id>
      <updated>+01:00</updated>
      <published>2008-07-07T19:58:00+02:00</published>
                            <category term="festival d'avignon" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
                    <category term="pascal adam" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
                    <category term="sur le ring" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
                    <category term="avignon" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
                    <category term="théâtre" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
              <summary>          C’est vrai, ça peut-être sympa une critique du Festival d’Avignon...</summary>
      <content type="html" xml:base="http://www.lesirocco.net/">
           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.masdecaesar.com/france-arts-330x220-avignon-cour-dhonneur.jpg&quot; alt=&quot;france-arts-330x220-avignon-cour-dhonneur.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p&gt;C’est vrai, ça peut-être sympa une critique du Festival d’Avignon en ayant comme grille d’analyse la pensée de Philippe Muray. Mais encore faut-il avoir le talent de ce dernier et ne pas oublier que l’homme exerçait un recul ironique quant à sa propre pensée, à mesure même qu’il étayait ses argumentations, ce qui le rendait bougrement pertinent et corrosif. Muray avait bien conscience de cette limite qui le menaçait s’il n’y prenait garde, ce mal qui prend vite possession des petits mécaniciens de l’esprit&amp;nbsp;: la pose.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et la pose, c’est pas beau.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Festival n’est plus ce qu’il était hier. Nous sommes loin de l’esprit de Jean Vilar. Il est désormais national, génère de l’argent, donc du médiatique, du politique, de la pose. Le commerce règne dans le Temple, et les restaurants/théâtres se battent pour attirer l’œil du consommateur. Les avignonnais seraient des collaborateurs, préférant vendre leur âme au plus offrant. On pourra toujours dire que l’Art n’existe plus, que la nouveauté est un effet et que n’est plus respecté l'esprit du texte. Que la ville perd de son essence, que les artistes ne sont que des figurants, des egos surdimensionnés, des grévistes en puissance, des déconstructeurs, des droits-de-l-hommistes en herbe et j’en passe. Evidemment&amp;nbsp;: fête nationale + théâtre + gauchiste + jeune = homo festivus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ouuuuf.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On peut dire tout ça. Mais à condition de ne pas prendre soi-même la pose, histoire de calquer parfaitement à la ligne éditoriale d’un &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.surlering.com/&quot;&gt;webzine&lt;/a&gt; drôlement redondant dans ses critiques, tant qu’il en devient même, malgré lui, un mutin de Panurge. Ils pourront toujours s’en référer à Philippe Muray, ils ne se rendront toujours pas compte qu’ils font partis de ces archipatelins que dénonce l’auteur dans &lt;u&gt;Chers Djihadistes&lt;/u&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Même si l’article de Pascal Adam, &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://theatrummundi.hautetfort.com/archive/2008/07/04/pour-la-plus-grande-gloire-de-rien.html&quot;&gt;Pour la plus grande gloire de rien&lt;/a&gt;, est, par endroit, pertinent, il en devient contestable par son manque de nuance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Tuer les nuances c'est tuer la liberté, l'appétit de créer, l'amour, le bonheur. C'est déchirer la trame étincelante de la vie et la changer en haillon,&lt;/em&gt; disait Paul Guth dans &lt;u&gt;Lettres à votre fils qui en a ras-le-bol&lt;/u&gt;. Je cite avec dessein, évidemment, histoire de donner du grain à moudre à M. Adam. Mais il se rendra bien compte que cette phrase de l’humoriste français n’est pas destinée, ici, a ce qu’il y a de juste dans son questionnement, cette critique du libertarisme destructeur, mais bien plus à ce qui l’enferme, à ce qui dénature même ce qui est bon à prendre dans sa critique à charge, à ce mal des mécaniciens de l’esprit, bref, je me répète, mais il s’agit bien encore de &lt;strong&gt;pose&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hélas, voici notre homme parti dans sa lancée, inarétable sans doute. Le Festival d’Avignon n’est pour lui qu’un cadavre qu’il faut disséquer, comme certains s’assomment à disséquer celui de la littérature française. Tout est mauvais, à jeter, sauf, s’il trouve la perle rare dans le festival même qui servira son discours pessimiste, j'allais dire millénariste. On use de toutes les tartes à la crème anti-gauchistes, sans pudeur aucune.&amp;nbsp;On ressort la vieille artillerie en nous disant que &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://theatrummundi.hautetfort.com/archive/2008/06/09/monde-ancien-petit-passage-chez-jean-vilar.html&quot;&gt;c’était bien à l’époque&lt;/a&gt;. On tente d’extraire les maux dus à la modernité où on peut, dans le programme des festivités. A force de disséquer sans but, on devient boucher, prêt à donner en pâture la mauvaise carne que les lecteurs au ventre plein, avides de sensation pseudo-réacs, réclament avec gourmandise. &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faudra néanmoins expérimenter bien plus que &lt;u&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.surlering.com/article.php/id/5220&quot;&gt;Le [seul] partage de midi&lt;/a&gt;&lt;/u&gt; (1). Chercher le positif dans les ruelles de l’ancienne ville, dans les théâtres éphémères du In et du Off, et le magnifier afin de faire œuvre de puissance, plutôt que de se rendre dans une ou deux salles bien choisies, sûr de son fait, prêt à bondir sur cet horrible chose qu’est l’innovation, l’irruption de la danse, du film, de la sculpture ou de tout autre forme d’art dans le théâtre. Histoire de donner à ces critiques un peu plus d’épaisseur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C’est un avignonnais pas encore vendu au système du Festival qui vous le dit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(1) La seule critique, au final, proposée par M. Adam , et vraiment basée sur une pièce vue. Le sentiment désagréable aussi, qu’à l’avance, le gimmick était prêt&amp;nbsp;: &lt;em&gt;il y a, là aussi, je crois, dans la façon dont la représentation ne peut atteindre cette altérité radicale qu'exige la pièce de Claudel, quelque banal symptôme du mal qui ronge le monde présent.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;u&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Aïn&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt; 
      </content>
    </entry>
      <entry>
      <author>
        <name>Aïn</name>
        <uri>http://www.lesirocco.net/about.html</uri>
      </author>
      <title>La Boûmiano</title>
      <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.lesirocco.net/archive/2008/07/03/la-boumiano.html" />
            <id>tag:www.lesirocco.net,2008-07-03:1689606</id>
      <updated>+01:00</updated>
      <published>2008-07-03T18:43:56+02:00</published>
                            <category term="provence" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
                    <category term="recette" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
                    <category term="cuisine" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
                    <category term="bohémienne" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
                    <category term="guinchau-claus" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
                    <category term="avignon" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
              <summary>   Digas-m'un pau : de que metés dins vosto boûmiano ?  (1)   Je vais vous...</summary>
      <content type="html" xml:base="http://www.lesirocco.net/">
           &lt;p&gt;&lt;em&gt;Digas-m'un pau : de que metés dins vosto boûmiano ?&lt;/em&gt; (1)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je vais vous l'expliquer. Il me faut juste, avant tout, vous raconter une petite histoire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toute l’année, ma mère nous mitonne, entre autre, de la bonne cuisine provençale…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais l’été, mmmh… L’été&amp;nbsp;! Cette saison à un goût particulier à ma bouche&amp;nbsp;; vous allez comprendre pourquoi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ma mère n’est pas vraiment originaire de la région, quoiqu’elle vit dans le Vaucluse depuis désormais une trentaine d’années et qu’elle magnifie, je vous l’assure, la tradition culinaire provençale comme personne. Il y a son tour de main génial, ça c’est une question de don. Il y a cette expérience de quarante ans à préparer les quatre repas de la journée. Et puis il y a l’esprit et les recettes. Ca, ça ne peut pas venir par l’opération du Saint-Esprit. Ma mère a eu la chance d’apprendre auprès de &lt;em&gt;Mame Tati&lt;/em&gt; (2), ma grand-mère maternelle. Un sacré gros bout de femme, paraît-il. Un caractère bien trempé, une vrai mère poule, un cauchemar pour ceux qui voulaient du mal à la famille, bref, en un mot, une méditerranéenne. Enfin, moi, je ne l’ai connu que vieille, ratatinée et d’une douceur sans borne, une grand-mère quoi. Mame Tati legua à ma mère les recettes des pays arlésiens, camarguais et comtadins. C'est que la cuisine de Nice, de Marseille ou de Toulon sont, bien que provençale, toutes les trois différentes.&amp;nbsp;Elle lui initia aussi la manière de vivifier cette cuisine en lui indiquant les mets correspondant aux moments importants de la&amp;nbsp;tradition catholique provençale. Ma mère étant musulmane, elle n'en appréciait que plus cette possiblité de fêter Dieu en famille.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi pour l'&lt;em&gt;Ascensioun&lt;/em&gt; (3), nous partons en forêt où en campagne, comme nombre de famille provençale , et nous nous régalons de ce plat que je vous livre tel quel du carnet de recette de ma Mame Tati :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;La Boûmiane&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Chaplas de poumo d’amour, de merinjano, de cougourdeto, un o dous pebroun, e metès dins la sartan. Leissas couire pichot fio. Quand tout aco coumenço de reveni, ajustas d’oli. Assesounas.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Li Boumian, i’ajuston un dreboun&amp;nbsp;!&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Servirés bèn redu, en samenant dessus un pau de froumage raspa.&lt;/em&gt; (4)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je vous assure qu'avec un bon pain rond à la miche bien moelleuse et à la croûte croustillante à souhait, c'est un régal. On le sert aussi très souvent en été, dans un patio à l'ombre d'une tonnelle, ou lors d'un pique-nique à Saint-Michel de Frigolet, ou encore après une bonne baignade à la rivière de Colias. Les amateurs de vins l'accompagnent en toute occasion d'un bon Chateauneuf du Pape (rouge, bien sûr).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans ma ville d'&lt;em&gt;Avignoun&lt;/em&gt; (5), on ne cuisine pas cette merveille de la même façon. Les provençaux appellent cette particularité de la ville sainte (6) &lt;em&gt;Lou Guincho-Clau&lt;/em&gt; :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Lou Guinchau-Clau, se fai coume la boumiano, mai soulamen 'me de merinjano e de poumo d'amour.&lt;/em&gt;(7)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Vo, bah avec tou ça, ai uno fam que me curo. Manjariéu un biou !&lt;/em&gt; (8)&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.nimbustier.net/photos/2005/07/2005-07-10-009.jpg&quot; alt=&quot;2005-07-10-009.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(1) Dites-moi un peu, qu'est ce que vous mettez dans votre bohémienne ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(2) Grand-mère Augusta.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(3) L'Ascension, bien sûr.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(4)La Bohémienne&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Coupez menu des tomates, des aubergines, ds courgettes, un ou deux poivrons. Mettez à la poêle et laissez réduire avant que d'ajouter l'huile (d'olive, s'entend !). Assaisonner. Les Bohémiens ajoutent à ce plat un hérisson !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Servez bien réduit en parsemant le plat de gruyère râpé.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(5) Est-il vraiment besoin de traduire ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(6) Bah oui, elle est sainte ! Elle a accueillie quelques papes, non ? Et puis il y a cette vierge dorée qui surplombe la cité et qui nous abreuve de bénédiction.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(7) Le Guincho-Claus se fait comme la Bohémienne, mais seulement avec des tomates et des aubergines.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et pour ceux qui ont eu le courage de lire toutes les notes, je leur donne un petit secret. Il manque un petit truc à cette recette, trois fois rien. Mais ce trois fois rien fait toute la différence. C'est que ma Mame Tati n'était pas avignonnaise. Donc, il faut rajouter quatre gousses d'ails entières pour relever un peu le goût. Ensuite, lorsque, les légumes auront fini quasiment de réduire, faites fondre dans une casserole cinq filets d'anchois dans un peu d'huile d'olive, puis rajouter une cuillère à soupe de farine. Mélangez bien, puis rajouter ce délicieux liant au Guincho-Claus. Mettre le tout dans un beau plat allant au four, parsemez, en plus du fromage, d'un peu de chapelure. Laissez gratiner quelques instants au four.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(8) J'ai une faim de loup. Je mangerais un taureau !&lt;/p&gt; 
      </content>
    </entry>
      <entry>
      <author>
        <name>Aïn</name>
        <uri>http://www.lesirocco.net/about.html</uri>
      </author>
      <title>Jeu de Dame</title>
      <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.lesirocco.net/archive/2008/07/01/jeu-de-dame.html" />
            <id>tag:www.lesirocco.net,2008-07-01:1686419</id>
      <updated>+01:00</updated>
      <published>2008-07-01T19:30:06+02:00</published>
                            <category term="lecture au jour le jour" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
                                    <category term="litterature" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
                    <category term="alina reyes" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
                    <category term="la dameuse" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
                    <category term="éditions zulma" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
              <summary>      Il faut l'avouer, j'ai lu mes premiers Alina Reyes à quatorze ou quinze...</summary>
      <content type="html" xml:base="http://www.lesirocco.net/">
           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ptiloup.typepad.com/ptiloup/images/loup_neige.jpg&quot; alt=&quot;loup_neige.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Il faut l'avouer, j'ai lu mes premiers Alina Reyes à quatorze ou quinze ans. Je compulsais frénétiquement &lt;u&gt;La nuit&lt;/u&gt;, &lt;u&gt;Derrière la porte&lt;/u&gt;, &lt;u&gt;Lilith&lt;/u&gt; en même temps que les quelques SAS que je piquais à mon oncle dans sa maison ardéchoise. Evidemment, ces lectures n'évoquaient pour moi aucun intérêt littéraire. Je ne garde donc que très peu de souvenirs des romans de Reyes. Il me semble même que je trouvais ses textes moyens. Manifestement, ma grille de lecture était un peu biaisée. Il aura fallu attendre bien longtemps pour que je ne me décide à lire un autre de ses romans, tant ces derniers sont intimement liés à l’époque de l’âge bête.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le petit livre était là, sur la table de présentation, au milieu d’autres nouveautés, attendant qu’un lecteur daigne l’emprunter. Mais de lecteur, en ce vendredi après-midi, il n’y en avait point. Les provençaux ne sont pas des &lt;em&gt;niaï&lt;/em&gt; (se prononce niaille). Avec la chaleur terrible de cette fin juin, soit ils n’ont pas le choix et ils travaillent, soit ils font la sieste à l’ombre. Quant à moi, seul à la banque de prêt, j’étais pris par la flemme du fonctionnaire. Quitte à remettre mes dossiers pour plus tard, autant en profiter pour lire un bon&amp;nbsp;bouquin. Je me lève et regarde d’un air nonchalant la table de nouveauté. Rien d’extraordinaire dans cet amas de livres, plus litterature de consommation que &lt;em&gt;Litterature&lt;/em&gt;. Seule une couverture retient ma curiosité. Celle, traditionnelle, des éditions Zulma. Il s'agit du dernier rejeton d’Alina Reyes. J’ai vraiment pas de chance. Entre les &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article3997&quot;&gt;dernières polémiques littéraires&lt;/a&gt; et les souvenirs que j’ai de ses romans, &lt;u&gt;La Dameuse&lt;/u&gt; ne me dit pas trop. En même temps, c’est un drôle de titre. Et puis il est court (est-ce le fonctionnaire ou le provençal qui parle ?). &lt;u&gt;La Dameuse&lt;/u&gt;… Un rapport avec le jeu de dames ? Bon, je le reconnais volontiers, ma première réaction quant au titre est ridicule. Mais à ma décharge, je n’ai aucune habitude de la montagne et je ne connais guère le vocabulaire de ce monde à part.&amp;nbsp;Finalement,&amp;nbsp;la symbolique du roman ne me donnera pas tout à fait tort. J’attrape le bouquin, faisant plus confiance en Zulma qu’en Alina. Je m’installe sur mon fauteuil et commence à lire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je suis littéralement happé par les premières lignes. Il en faut dans le ventre pour mettre autant&amp;nbsp;de densité dans un roman d’une cinquantaine de pages. Et cette densité, puisqu’elle ne se retrouve pas dans l’épaisseur physique doit se retrouver dans le style. L’auteur s’y prend à merveille, et j’avoue que je ne m’attendais pas ça. L’effet de surprise rend la lecture plus palpitante. Mais ça se gâte vite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Marie-Rosella, sauvageonne de dix-sept ans, remonte dans sa station enneigée avec son père, Nardone (le véritable nom de famille d’Alina Reyes). A l’arrière d’une motoneige, la demoiselle, émue par la nature environnante et la vibration de l’engin entre ses jambes est prête à jouir. Arrivée à destination, toute excitée, elle n’aide même pas le père à rentrer les courses. Elle se dirige tout droit chez son amoureux, Baptiste, jeune aventurier solide vivant dans sa yourte. Au passage, elle caresse un des chiens husky du voyageur, son préféré. Les allégories sexuelles fusent, à la limite du kitsch. Rentrant rejoindre son homme, elle suce le Baptiste et le laisse jouir dans sa bouche. Buvant un café, elle pense à tous ces petits spermatozoïdes qui, dans son ventre, apprennent à nager dans le liquide noir. Il fait froid dehors et Marie-Rosella n’est pas rassasiée. Ils font l’amour parce que c’est bon, et en oublient le préservatif. Bah, c’est pas grave. Après avoir consommé l’acte, elle s’en retourne auprès de son père tenir le café. L’ange gardien de Marie-Rosella, Marto, est présent. C’est lui qui s’occupe de la dameuse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jusque là, je suis à la fois agréablement surpris par l’âme qui habite ce texte, et déçu par les situations érotiques que je trouve grotesque, un peu trop idyllique. Mais la qualité d'écriture emprunt de vigueur et d'intensité symbolique m'engage à continuer la lecture. Et puis, je fais toujours confiance à Zulma.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans la discussion avec les habitués surgit une faille, un trouble. Gilles, titi parisien, descendu récemment de sa capitale avec une équipe télé, revient dans les parages. Marie-Rosella se rappelle de cet homme qui lui avait promis monts et merveilles, amour et tendresse. Elle se rappelle de ce séducteur qui, curieusement, ne voulait pas lui faire l'amour. Une fois remonté dans sa capitale, Gilles coupa les ponts, oubliant ce qui ne devait être pour lui qu'une midinette. Elle a beau se dire qu'elle s'en moque, ça lui fiche un coup de savoir qu'elle va peut-être le croiser. Qu'importe. C'est Noël et, dans la crèche vivante de la paroisse, elle est Marie. Alors qu'elle se dirige vers l'Eglise, le Gilles la détourne de son chemin, l'attrappe dans la forêt et embrasse son cameraman alors que ce dernier la viole. Laissée seule, il ne lui faut pas longtemps pour retrouver ses esprits. Elle repart pour l'Eglise, trempée et ensanglantée, et joue son rôle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Salie, Marie-Rosella se vengera. Comment ? Je vous ne le dirais pas, j'en ai déjà fait beaucoup trop. Mais tel le plus fort atout dans le jeu, elle damera le pion au mal, comme si c'était un simple obstacle. Un enfant naîtra de l'union non protégée avec Baptiste ou du viol. Le mystère demeure. Elle appellera son fils Jean-Loup. Jean parce que Baptiste, Loup, parce que le mal peut-être, la forêt sans doute,&amp;nbsp;à&amp;nbsp;moins que Loup ne soit cette sauvage de mère : &lt;em&gt;Cet enfant en moi était la vie qui me forçait à vivre, Le père de cet enfant, c’était moi, et sa mère, la neige.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La dameuse est un hymne tout ensemble à la vie, à la femme, à la nature au mysticisme même. Gilles ne tient pas sa parole alors que Marie donne naissance au Verbe. Et du verbe, dans ce roman il y en a. Ayant été ébloui il y a peu par &lt;em&gt;Théorie et jeu du Duende&lt;/em&gt; de Federico Garcia Lorca, je ne cesse de ramener tout ce que je trouve bon à ce texte. Néanmoins, il y a de ce duende dans le dernier roman d'Alina Reyes, de cette vie, de ce sang qui émerge de la douleur, de cette possibilité de la mort :&lt;em&gt;Autrement dit, ce n’est pas une question de faculté, mais de véritable style vivant ; c’est à dire le sang ; c’est-à-dire de culture antique, de création en acte.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;Aïn&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; 
      </content>
    </entry>
      <entry>
      <author>
        <name>Aïn</name>
        <uri>http://www.lesirocco.net/about.html</uri>
      </author>
      <title>Murderer</title>
      <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.lesirocco.net/archive/2008/06/27/murderer.html" />
            <id>tag:www.lesirocco.net,2008-06-27:1682488</id>
      <updated>+01:00</updated>
      <published>2008-06-27T22:26:00+02:00</published>
                            <category term="été" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
                    <category term="concert" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
                    <category term="reggae" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
                    <category term="musique" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
                    <category term="murderer" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
                    <category term="barrington levy" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
                    <category term="dance hall" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
              <summary>  Cet été s'annonce riche en concert, en débauche musicale.   Je veux des...</summary>
      <content type="html" xml:base="http://www.lesirocco.net/">
           &lt;p&gt;Cet été s'annonce riche en concert, en débauche musicale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je veux des nuits longues de son plein la tête, du root rock reggae, des basses qui me prennent les tripes, du duende jamaïcain. Et j'attends le monsieur en question, sur la vidéo, de pied ferme.&amp;nbsp;Il m'a laissé un tel souvenir en 2003,&amp;nbsp;lors du feu festival Jamaïcan Sunrise de Bagnols-sur-Cèze, en 2003...&lt;/p&gt; &lt;div&gt; &lt;div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;object classid=&quot;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&quot; codebase=&quot;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,29,0&quot; width=&quot;420&quot; height=&quot;336&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/xfyqv&amp;amp;related=1&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;menu&quot; value=&quot;false&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;&quot; /&gt; &lt;embed src=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/xfyqv&amp;amp;related=1&quot; wmode=&quot;&quot; quality=&quot;high&quot; menu=&quot;false&quot; pluginspage=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;420&quot; height=&quot;336&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;u&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Aïn&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; 
      </content>
    </entry>
      <entry>
      <author>
        <name>Aïn</name>
        <uri>http://www.lesirocco.net/about.html</uri>
      </author>
      <title>Valeur du sacré</title>
      <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.lesirocco.net/archive/2008/06/21/valeur-du-sacre.html" />
            <id>tag:www.lesirocco.net,2008-06-19:1671562</id>
      <updated>+01:00</updated>
      <published>2008-06-21T10:00:00+02:00</published>
                            <category term="islam" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
                    <category term="religion" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
                    <category term="spiritualité" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
                    <category term="ja'far ibn abi talib" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
                    <category term="negus" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
              <summary>  Ja'far Ibn Abi Tâlib fût l'un des premiers hommes à entrer dans l'Islam....</summary>
      <content type="html" xml:base="http://www.lesirocco.net/">
           &lt;p&gt;Ja'far Ibn Abi Tâlib fût l'un des premiers hommes à entrer dans l'Islam. Persécutés par les Qurayshites pour leur religion, Ja'far, son épouse&amp;nbsp;et d'autres musulmans s'exilèrent en Abyssinie avec la permission du Prophète. Ils se mirent sous la protection du Négus chrétien et purent goûter à la quiétude et à la sécurité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ja'far Ibn Tâlib tint ce discours au roi d'Abyssinie :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Nous étions une nation vivant dans l'ignorance, nous adorions les statues, mangions des bêtes mortes, commettions des abominations et mettions en pièce les liens de parenté. Nous vivions de la sorte jusqu'à ce que Dieu nous envoie un Prophète qui nous appartienne et dont nous connaissions la lignée, la sincérité, la probité et la chasteté. Il nous a appelé à adorer Dieu l'Unique et à nous débarasser des pierres et des idoles que nous adorions nous et nos parents. Il nous a ordonné d'être sincère dans nos propos, de remettre les dépôts à leurs ayants droit, de maintenir les liens de parenté, de respecter le bon voisinage, de nous abstenir de faire l'interdit et de faire couler le sang. Il nous a défendu de commettre les abominations, de prononcer les faux témoignages, de dépouiller l'orphelin de ses biens, de médire des femmes&amp;nbsp;vertueuses.&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;Aïn&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; 
      </content>
    </entry>
      <entry>
      <author>
        <name>Aïn</name>
        <uri>http://www.lesirocco.net/about.html</uri>
      </author>
      <title>Sacoche</title>
      <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.lesirocco.net/archive/2008/06/19/sacoche.html" />
            <id>tag:www.lesirocco.net,2008-06-19:1671062</id>
      <updated>+01:00</updated>
      <published>2008-06-19T22:44:00+02:00</published>
                            <category term="lecture au jour le jour" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
                                    <category term="la sacoche" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
                    <category term="bahiyyih nakhjavani" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
                    <category term="litterature" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
              <summary>      Une sacoche mystérieuse serait le point de convergence, le trou noir,...</summary>
      <content type="html" xml:base="http://www.lesirocco.net/">
           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.ac-versailles.fr/etabliss/clg-camus-bois-colombes/Developpement%20durable/page3/imagesP3/tornade.jpg&quot; alt=&quot;tornade.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Une sacoche mystérieuse serait le point de convergence, le trou noir, l’aporie, le MacGuffin d’un monde finement ciselé par Bahiyyih Nakhjavani, auteur iranienne d’expression anglaise. Un monde où la sensualité d’une jeune vierge zoroastrienne côtoierait l’animisme mystique d’un voleur solitaire, la raideur feinte d'un religieux inquisiteur, l’obséquiosité d’un eunuque indien, la dévotion nihiliste d’un mystique, un espion de sa majesté déguisé en derviche, la puanteur d’un mort enfermé dans son cercueil…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En tout, neuf destinées intenses dont nous rend compte l’auteur, chaque personnage vivant pour ce seul moment où cette sacoche se révelera en plein Hejjaz, près d'un sanctuaire dédié à la mère du Prophète Mohammed. Neuf vies totalement différentes, véritable mosaïque humaine, feront l'expérience du secret.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;u&gt;La sacoche&lt;/u&gt; de Bahiyyih Nakhjavani, épopée orientale aussi étrange et ubuesque que le &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lesirocco.net/archive/2008/04/14/le-codex-du-sinai.html&quot;&gt;Codex du Sinaï&lt;/a&gt;, vaut surtout par son écriture aussi poétique que le &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lesirocco.net/tag/Palestine&quot;&gt;Palestine&lt;/a&gt; d'Hubert Haddad. La solide connaissance de l'auteur en matière de religion et sa capacité&amp;nbsp;à donner de l'épaisseur à sa narration nous éloigne des mièvreries de Coelho.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le procédé est simple donc : nous accompagnons, à chaque chapitre, l'histoire d'un personnage dont le cheminement s'incurve jusqu'à sa rencontre avec cette mystérieuse sacoche. En découle une prédestination mystique toute orientale. Les passages et les visions se répondent en écho, à chaque fois d'un point de vue différent. Le bruit provenant de ce kinétoscope symbolique viole le silence du désert, de la lecture, comme un sirocco.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;u&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Aïn&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt; 
      </content>
    </entry>
  </feed>